Arrivé en Bugey, le voyageur a le bonheur de découvrir un pays chaleureux et secret. Parmi les lacs, où abondent poissons et gibiers d’eau, les bois, les pâturages sur les coteaux des premiers contreforts du Jura ainsi que sur les pentes bordant la rive droite du Rhône, face au panorama splendide des Alpes, il a le surprise de voir surgir tout a coup les rangs bien ordonnés d’un vignoble méconnu.
Le Bugey connaît les été chauds, d’un climat semi-continental propice à la culture de la vigne. Les hivers sont adoucis par le voisinage du lac du Bourget et les dernières influences océaniques venant buter les montagnes toute proches.
Les Romains ne s’y étaient pas trompés qui, bons agronomes, ont trouvé dans la région les premières vignes gauloises. Au Moyen Age, les moines développèrent énormément la culture de la vigne sur les territoires de leurs abbayes. Le vignoble, occupait alors une superficie considérable qu’il darda jusqu’au siècle dernier. A l’exemple de leurs aînés, les vignerons bugistes perfectionnent encore et toujours culture et vinification.